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Clementine
InvitéBonjour,
Je me permets de livrer mon expérience sur ce forum car je cherche à poser les choses et des retours constructifs.
J’ai eu un rdv chez une psychiatre, le 2eme, qui était tout simplement horrible.
Voilà le récit très factuel :Pour « me connaître », la psychiatre m’a posé beaucoup de questions sur les violences sexuelles que j’ai vécu sans prendre de pincette du tout. Jusqu’à me demander des détails pour être certaine qu’il s’agit de viol.
J’en suis arrivée à m’énerver en lui donnant la définition, que j’ai vécu.
Elle m’a demandé les dates. Puis j’ai du expliquer la situation d’emprise et donner des exemples concrets, mais elle ne me laissait pas terminer mes récits.
C’était éreintant et digne d’un commissariat.
J’ai pleuré presque tout du long car tous les traumas ficelés dans des boîtes dans ma tête que j’ai du sortir pour elle ont commencés à me submerger.
Elle ne s’est pas arrêtée, ni proposer de prendre une pause.Elle l’a dit » pour tout vous dire je vous sens un peu agressive » ce qui était très injuste car inapproprié du aux faits de violence que je devais lui raconter, avec un coupage de parole systematique.
Elle a la fin elle m’a dit que je pouvais me faire hospitaliser si vrmt ça n’allait pas, ce qui était très effrayant car je ne veux pas en arriver là mais l’anxiété était telle que je ne me reconnaissais pas dans l’échange que j’ai eu avec elle.
J’étais tout bonnement confuse et en perte de sens total de ce rdv.Je lui ai dit que je pensais qu’on parlerai de mes symptômes pour avoir un traitement adapté. Elle m’a rétorqué « ce n’est pas à la fin du rdv qu’il faut me citer vos symptômes c’est trop tard ».
Je lui ai dit que j’en avais parlé dès le debut mais j’ai dû ensuite répondre à ses questions.
Elle m’a dit que je n’avais pas parler de symptômes, et je lui ai répondu que si (dors mal, cauchemars, plus d’estime de moi…).
Elle m’a dit qu’on tournait en rond.Puis elle m’a rétorqué que de tte façon je ne prenais pas ce qu’elle m’avait déjà prescrit la première fois.
Elle faisait référence à de l’alprazolam que je lui avais demandé de moi même, car j’en prends « au cas où », le moins possible.
En effet je ne l’avais pas pris, parce que je gère ma conso seule, que c’est du « au cas où » et que comme c’est rattaché à aucun diagnostic je ne voulais pas en prendre comme ça, sans cadre, ce que je lui ai dit.Elle m’a dit que toute façon elle avait besoin de me connaître pour faire un diagnostic, même si elle avait pas besoin de savoir « tous les détails croustillants ». Je lui ai dit, tjrs en pleurs, « ce ne sont pas des détails croustillants ».
Elle m’a aussi dit que j’avais choisi quelqu’un dans la convention 2 et qu’il fallait que j’assume, qu’elle avait été gentille de me baisser le prix (ce qui est vrai et ça m’a aidé).
Je lui ai répondu que les psychiatre en convention 1 sont très rares, ce à quoi elle a dit oui, mais il y en a quand même.
J’ai eu l’impression d’avoir été aidé puis que cette aide l’a été reproché.Elle m’a dit « on va devoir arrêter car dans la salle d’attente des gens travaillent et ont des horaires à respecter ». Étant au chômage c’était un peu dénigrant. Je lui ai dit que j’avais moi même des contraintes horaires mais elle n’a fait que répéter sa phrase.
Et pour finir, quand j’ai quitté son bureau elle m’a dit « je pense que vous êtes comme ça car vous allez très mal ».
Vaut mieux en rire que pleurer, sachant que j’ai pleurer tout du long, et que je ne me souviens pas, au final, de la plupart des choses qu’elle m’a dites, étant à moitié dissociée et sidérée de nouveau d’être exposée aux traumas, et à son comportement.Très effrayant, j’ai besoin de partager tout ça car je me suis retrouvée très démunie et impuissante et j’ai besoin de soutien.
Je pense qu’il faut que j’aille chercher une autre aide, plus adaptée, mais cela prend du temps et me déprime un peu.
Merci beaucoup pour votre lecture ! -
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